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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 20:59

Chère Maman

Il y a plusieurs écoles en ce qui concerne l’allaitement long. Il y a ceux qui trouvent qu’au-delà de 3 ou 4 mois c’est abusif (Ruffo, si tu m’entends…) et ceux qui trouvent que c’est très bien de continuer tant que ça convient à tout le monde. La preuve qu’il n’y a pas de vérité en la matière et que chacun est libre de ses choix.

Si je comprends que tu t’interroges sur l’évolution de Melle B vers l’autonomie parce que je l’allaite encore (NDLR : elle va sur ses 9 mois, c’est donc encore un bébé, ce n’est donc pas un petit humain terminé), j’aimerais que tu n’oublies pas qu’elle vit une bonne partie de la semaine ailleurs que chez nous, qu’elle fait la sieste ailleurs, qu’elle mange avec d’autres personnes et qu’elle boit au biberon, biberon donné par quelqu’un d’autre que son père ou moi et qu’elle fait mille expériences. En quelques sortes elle vit sa vie de son côté quand son père et moi travaillons. Et tout ça se passe bien. L’apprentissage de l’autonomie et de la séparation passent pour nous à l’heure actuelle par autre chose que par le sevrage. J’ai envie de dire : chaque chose en son temps.

A la maison la tétée du matin c’est pour partir du bon pied, la tétée du soir c’est le temps des retrouvailles, avant le bain, le repas et le coucher.

Quand elle se réveille la nuit, on est là, s’il faut une tétée eh bien il y a tétée et puis tout le monde se rendort. En particulier elle dort bien et suffisamment et à l’heure actuelle c’est ce qu’il faut. Des parents épuisés on en rencontre avec des enfants qui prennent le biberon aussi. (oui on est épuisés c’est une réalité).

D’ailleurs, certes, elle reçoit toujours du lait maternel, mais elle est aussi partiellement sevrée puisqu’elle mange depuis 3 mois d’autres aliments que le lait (légumes, fruits, et maintenant viande et un peu de céréales, des yaourts aussi) et le lait elle en aura encore besoin longtemps (les enfants ont besoin de lait pendant plusieurs années cf le cousin V qui a 14 mois et à qui tu viens de donner un bib). D’ailleurs le lait que je lui donne est bon pour elle (les industriels essaient de reproduire le lait maternel, ça doit bien vouloir dire quelque chose). Sous entendre que ce n'est pas le cas comme tu l'as fait il y a quelques mois me donne juste envie de crier.

Il est très fatigant (usant est le terme qui convient) pour nous (pour moi surtout puisque quand il s’agit de l’enfant c’est à la mère qu’on s’adresse) de voir les choix que nous faisons remis en cause régulièrement parce qu’ils ne suivent pas à 100% la norme dictée par la société. Je dois rabacher sans cesse et argumenter à tous bouts de champ et franchement j’en ai marre !

Franchement j'ai 38 ans c'est mon premier bébé, j'ai galéré pour l'avoir, c'est un petit être humain que j'ai pris le risque (que nous avons pris le risque) de faire entrer en ce monde pas toujours glop et j'entends faire le maximum pour bien m'en occuper. Je ne comprends pas bien l'intérêt que tu peux avoir à essayer de me faire changer ma manière de procéder. Tu es tenace mais je te préviens, moi aussi.

Nous on est bien comme ça, jusqu’ici Melle B se porte comme un charme, elle est, de l’avis de tout le monde, joyeuse et agréable, son sourire fait des ravages… Que demander de plus ? Je sais que beaucoup de gens sont prêts à admettre que ce que je dis n’est pas dénué de bon sens sans pourtant être prêts à l’accepter. Je ne sais pas pourquoi... peut-être que faire différemment est-il une manière de remettre en question la façon dont toi tu as procédé avec nous? En tous les cas ce n'est pas du tout mon intention, juste c'est notre manière de faire (et surtout c’est la bonne manière de faire pour notre famille). Si jamais on voit que ça marche pas autant qu’on le voudrait, bah on essaiera autre chose.

S’il y a une vérité que j’ai apprise au cours des 9 mois qui viennent de s’écouler, c’est qu’avec les enfants rien n’est jamais figé. Alors, j’écoute ce qu’on me dit (trop – ça me prend le chou –je me prends le chou - des fois je ne devrais pas - ma pédiatre estime que quand ils s’écoutent et écoutent leur bébé les parents font rarement de graves erreurs) et ensuite je n’en fais qu’à ma tête.

(L’autre vérité c’est que je ne sais pas suivre une recette fut-elle testée et approuvée par toi et par les femmes de ta génération. Et éventuellement par ma sœur. Tu vois ce que je veux dire? Les chiens ne font pas des chats, comme on dit !)

Maintenant, tu ne te rends pas bien compte à quel point faire le choix d'allaiter -surtout au delà de 6 mois- est parfois éprouvant et difficile: tout le monde est pour (sauf Ruffo mais il ne sait pas ce qu'li rate) mais pour trouver du soutien, faut se lever tôt (ou chercher) (la Leche League a plein de documentation qu'on peut trouver très intéressante et rassurante sans pour autant virer ayatollah de l'allaitement - j'ai eu beaucoup besoin de me rassurer)(y'a des blogs d'allaitement aussi) (y'a des bouquins) (tu vois comme je me suis décarcassée pour mener mon allaitement à bien?).

J'aurais espéré un regard bienveillant de la part de ma famille. Je suis un peu déçue.

Tout ce que tu dois retenir c'est que je suis la meilleure maman qui existe pour ma fille. Je suis compétente pour ce qui la concerne. Elle va bien.

Moi je suis fatiguée (puisque c'est ton autre argument pour la fin de l'allaitement) mais comme je te l'ai dit plus haut c'est un choix que je fais. En conscience. Mon intuition me dit que c'est comme ça qu'il faut que je m'occupe d'elle. J'espère qu'on va vers des nuits un peu moins hachées mais j'accepte que le sommeil des bébés soit instable. ça fait partie du jeu. Y'a des bébés qui dorment et d'autres qui dorment moins.

Tu sais quoi? Ce soir quand son père et elle sont rentrés, pour une fois j'étais là avant eux et quand elle m'a vue, elle a tendu les bras et elle a dit "maman".

3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 20:05

Voilà. Je ne dors pas la nuit et je bosse le jour.

Mais je l'ai bien cherché notez: je ne laisse pas pleurer mon bébé 5-10-15 minutes, j'allaite toujours et je cododote.

Dur de trouver du soutien, je trouve, pourtant j'ai l'impression de faire ce qu'il faut.

Bon j'y retourne, elle a besoin d'un câlin.

Mais 8 mois sans une seule nuit complète à 38 ans j'avoue que le moral des troupes est légèrement affecté.

Et pourtant depuis qu'elle est là je vois la vie avec des couleur et de la poésie comme jamais avant.

Peut-être que ça va passer.

Sûrement, même.

23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 20:13

J'ai repris le boulot depuis le début du mois et nous sommes en rodage, Melle B. va très bien, ça se passe bien avec la nounou et moi je retrouve mes marques au boulot tout en aménageant mon temps parce que je continue à allaiter (oui madame!) ce qui n'était pas du tout prévu à la base mais tant qu'on y est allons jusqu'au bout de l'expérience...

Je vois fleurir les bonnes nouvelles ça et là (à commencer par lily de neuf mois et des brouettes grâce à qui j'ai découvert la blogosphère PMA) et je m'en réjouis, je n'ai pas beaucoup de temps pour moi et encore moins pour poster mais je fais comme les copines et je signale la création du Blog AMP / collectif BAMP à aller voir d'urgence!

31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 19:14

Je n'ai pas écrit depuis le mois de janvier... ça fait long et il s'est passé plein de petites choses depuis, forcément...

Melle B grandit, s'exprime, elle n'a de cesse que de s'asseoir et attraper tout ce qui passe à sa portée, elle est fascinée par le chat,fait de grands moulinets avec les bras lorsqu'elle veut quelque chose et nous tend les bras, depuis la semaine dernière elle attrape aussi ses pieds et les met dans sa bouche. elle ne s'intéresse pas vraiment  au biberon...

Elle dort toujours aussi peu en journée, à part dans la poussette, faisait ses nuits jusqu'à il y a peu mais il semblerait que j'aie moins de lait et elle se réveille à nouveau la nuit. La pédiatre m'a conseillé de boire plus et d'augmenter les tétées, et aussi de me reposer, ce qui est loin d'être aisé. Je suis contente d'avoir réussi à allaiter jusque là, je compte allaiter exclusivement jusqu'à ses 6 mois et ne commencer la diversification qu'après. J'espère pouvoir continuer à lui donner mon lait longtemps mais j'appréhende la reprise du boulot dans un mois.

Nous avons trouvé une nounou qui nous semble super mais je ne sais pas comment faire pour l'adaptation...

Voilà,  pas grand chose mais une vie bien remplie et j'ai du mal à trouver du temps pour moi et pour écrire...

18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 18:42

Ce matin quand Melle B m'a réveillée à 5H30 (à partir du moment où les bébés dorment 5 à 6 heures d'affilée on dit qu'ils font leurs nuits alors elle fait ses nuits depuis longtemps) on est allées voir à la fenêtre et dehors tout était blanc avec cette lumière spéciale et ce silence particulier de quand il neige (c'est à dire en ville assez peu souvent).

J'aime bien les réveils nocturnes et je regretterais presque les premières nuits et la tétée de 3H.

Tout va bien, ma puce grandit, je la trouve extraordinaire, adorable, bref je suis une maman normale.

Une maman qui (quand même) a peur que sa fille s'évapore parce qu'elle a encore peine à croire à ce miracle. Depuis son premier sourire je sais que je ne pourrai plus m'en passer.  

J'ai bien récupéré de mon accouchement (-6kg par rapport à mon poids de début de grossesse - je soupçonne que le fait d'avoir à choisir entre aller aux toilettes / me laver / manger y est pour beaucoup) si on met de côté le fait que j'ai été recousue "un peu serré"  et que je ne sais pas comment ça va se régler cette histoire.

En tous les cas entre ça et ma trompe bouchée et le reste de trucs qui font que le miracle en est un, on ne risque pas d'en mettre en route un second dans la foulée. Comme moyen de contraception on ne fait pas plus efficace (autant vous dire qu'on n'a pas parlé contraception lors de la visite post natale avec mon gyné - par contre on a évoqué la suite et les possibles traitements à reprendre si on se sent prêts à retenter l'aventure - pas demain donc).

Bref, je ne vais pas me plaindre, je savoure chaque minute avec ma fille comme si c'était la dernière et je m'auto congratule de prendre trois mois de congé parental pour rester encore auprès d'elle, le temps passé à ses côtés est bien plus précieux que le salaire que je ne toucherai pas pendant ce temps là.

J'avais pour projet initial d'allaiter deux mois et puis finalement c'est bien pratique et j'y suis toujours et je n'envisage pas d'arrêter avant un moment. Cela dit je suis nullissime en tire-lait mais c'est pas grave je me débrouillerai.

Vous n'êtes pas sans remarquer (et Overblog aussi) que j'ai été absente de ce blog plus de 45 jours. J'ai les bras pris tout le temps parce que j'allaite, j'ai perdu tout sens de l'organisation (si tant est qu'en j'en ai eu un jour) et mon cerveau est sur off.

Et puis je n'ai pas très envie d'étaler mon bonheur alors que nombreuses sont celles qui s'en sont pris plein la tronche ces derniers temps et  plus nombreuses encore celles qui attendent sans rien voir venir. Et même si des fois je me dis que je le mérite, eh bien en fait non je ne mérite rien, pas plus que celles qui pleurent les bras et le ventre vides méritent ce qu'elles vivent. Y'a rien de juste dans tout ça.

Voilà, je risque de m'absenter encore, et de ne revenir que de temps en temps, mais je vous lis et je croise les doigts quel que soit votre parcours. Je vous souhaite une bonne année 2013, en tous les cas aussi bonne que le fut pour nous 2012.

 

 

 

4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 21:28

Je me pose des milliards de questions, sur l'allaitement, son rythme supposé, le rythme du bébé.

Elle semble aller bien, a repris son poids de naissance

Je suis littéralement scotchée à ma fille. Je la regarde, je l'aime, j'ai du mal lorsqu'elle pleure, je la respire, je caresse la peau de sa joue si douce... elle me fixe avec le plus grand sérieux du monde (je sais qu'elle ne me voit pas bien mais elle a un regard très attentif très concentré, c'est drôle...)

Je voudrais assumer mes choix et être sûre en mon for intérieur que ce sont les bons.

Comme pour d'autres jeunes mamans j'ai reçu des conseils divergents. J'ai du mal à ne pas me référer à la "norme" de ce que ça devrait être (le nombre de tétées par jour, les tétées la nuit, le nombre de couches, etc.) mais pour autant si chez moi c'est différent je ne suis pas sûre que ce soit anormal non plus...

Je me sens gauche, même si je commence à maîtriser l'habillage-déshabillage-changement de couche.

Je me sens perdue.

Mais heureuse.

Mais perdue.

Demain j'appelle la PMI (dans un réflexe, j'ai d'abord écrit PMA, comme quoi...)

30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 10:36

Tout d'abord mille excuses pour vous avoir laissés sans nouvelles (alors qu'il y avait du lourd), mais je ne parviens pas à poster depuis mon téléphone portable. J'ai essayé de mettre un petit mot mais jamais ça n'a voulu...

 

Je ne savais pas à quel point le titre de mon post précédent était pertinent lorsque je l'ai écrit mais assurément il était bien choisi et aurait presque pu intituler ce post ci également (mais non).

 

Petit retour sur ces deux jours qui ont changé ma vie.

 

Mardi (oui, il y a une semaine), 5H45 je réveille mon homme: Dis Mr. Lirn j'ai un doute, là.

Je me lève et là plus de doute possible. Rupture des membranes. Joie.

J'appelle la maternité, "on vous attend, soyez là dans les deux heures..."

Douche, shampoing, je mange un peu... et on est partis. L'avantage c'est qu'on est à 10 minutes de la mater en voiture et qu'à 7H ça roule nickel...

Nous sommes pris en charge dès notre arrivée, je suis examinée par une élève sage femme, nous avons bien affaire à la rupture des membranes, ils me gardent. Par contre le col n'est toujours pas modifié... On nous envoie marcher, prendre un vrai petit dej... Retour, monitoring. Rien n'a bougé mais je ne ressens pas vraiment de contractions. A 17H45 si je n'ai pas encore accouché on me donnera des antibiotiques.

On nous transfère dans une chambre où je passerai plus de temps que je l'avais imaginé. Quelques contractions arrivent. Je gère super (me dis-je) et Mr. Lirn m'aide beaucoup. Rien ne bouge là dedans. Monito, cycle de tension (depuis ce matin ma tension est redevenue normale). Le bébé va bien.

On me dit que probablement que demain matin on me posera un tampon pour faire maturer le col. On renvoie M. Lirn dormir à la maison, on le rappelle si quelque chose bouge.

A peine a-t-il tourné les talons que les contractions s'intensifient. Ouille. C'est bon signe me dis-je (cela dit ça l'était certainement dans l'absolu). Elles vont s'intensifier toute la nuit, au début c'est gérable, passé 2H du matin ça l'est déjà moins, je n'ai quasi pas de répit entre les contractions et compte tenu de l'état de mon col, impensable de poser une péridurale et les moyens de soulager la douleur ne sont pas légion. Je marche marche marche (je suis épuisée par la douleur). Au bout d'un moment je pars à la recherche du sage femme de garde pour qu'il m'aide à gérer. Il me dit que parfois même quand la poche des eaux est rompue ils autorisent les bains. A près avis du gyné de garde, ils me proposeront de m'injecter un dérivé de la morphine pour que je puisse avoir un répit.Normalement ils font attention à ne pas faire ça trop près de l'accouchement à cause d'un éventuel impact sur le bébé mais a priori tous les paramètres sont OK, à part ma douleur, rien n'indique que le bébé souffre, ma tension reste stable et le tampon pour la maturation du col ne sera posé que vers 8H.

"Vous allez voir des éléphants roses".

De fait pas d'éléphants roses mais une étrange sensations d'habiter en dehors de mon corps. Je sais que j'ai des contractions et qu'elles sont fortes mais je suis à l'extérieur. Avantage: je serai shootée jusqu'en début d'après midi. C'est aussi bien d'ailleurs parce que d'une part il y a une telle affluence à la maternité qu'ils n'ont pas le temps de me poser le tampon pour la maturation du col et aussi parce que les contractions continuent et elles sont à nouveau gérables avec l'aide de Monsieur Lirn qui est revenu tôt ce matin. Et (bonne) suprise, la situation a (un peu) évolué. Le col est effacé. Mais toujours fermé (apparemment c'est un cas de figure moins courant que l'inverse). On pourra directement déclencher avec une perfusion d'ocytocine.

15H30, on descend en salle de naissance. C'est la sage femme qui nous a accueillis le mardi matin qui nous prend en charge. Super (mais ils ont tous été super). Elle apprendra à Monsieur Lirn, quand les contractions seront trop intenses, à stimuler les points douloureux selon les recommandations de la méthode "Bonapace" (je crois que j'en avais parlé précédemment). Ce n'était pas prévu et c'est pourtant exactement ce que je souhaitais: que, pendant un temps, Monsieur Lirn puisse participer activement à la gestion de la douleur et se sentir compétent. 

Après un certain temps elle m'enseignera ce qu'elle avait appris pour son propre accouchement, basé sur le chant prénatal (la prochaine fois s'il y en a une je fais une préparation "chant prénatal" c'est sûr). Et j'admets volontiers que ça aide à mobiliser l'esprit pendant le temps des contractions.

Et puis le temps où cette technique est utilisable atteint sa limite et miracle, le col est dilaté à 4 et on me pose la péridurale. Super anesthésiste aussi. Le truc c'est qu'ensuite la dilatation a continué à un rythme d'escargot (on est déjà mercredi soir, là, si vous pouvez imaginer - genre 20H). Changement d'équipe et je retrouve la sage femme qui m'a fait la séance d'acupuncture pour que le bébé se retourne. Elle me tiendra la main toute la nuit en me répétant que ça va tout doucement mais ce qui est vraiment super, c'est que le bébé supporte extrêmement bien le travail et les contractions, ce qui nous donne du temps et l'espoir de faire l'accouchement par voie basse.Le bébé est encore haut.

Je suis épuisée lorsque je vois tout le monde s'activer et la sage femme m'annoncer qu'on va y aller. Donc pas d'accouchement sur le côté et pas de respiration contrôlée pour la poussée, ce sera inspirez-bloquez-poussez allez-allez-allez-allez-allez-allez-allez-allez-allez!

Le bébé a du mal à descendre et elle va chercher le gyné de garde pour aider à positionner la tête (pendant son absence je continue à pousser toute seule et quand il arrivera il dira que c'est rien du tout et en effet le bébé n'aura besoin que d'une toute petite ventouse)..

Quelques instants plus tard (je ne sais pas combien de temps au juste) on me pose le petit bébé (enfin, petit... 53cm et 3,7kg) contre la poitrine et c'est je crois le moment le plus fort de toute mon existence. Monsieur Lirn à côté de moi ne contient plus ses larmes.

C'est ainsi que Bérénice a fait son entrée dans notre vie jeudi matin un peu après le lever du soleil.

 

 

 

22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 08:20

C'est le constat de la visite de ce matin à la clinique.

Tension haute mais bébée toujours en pleine forme.

J'ai eu droit au check up complet cette fois ci.

Verdict: col assoupli mais long, postérieur et fermé. Vous m'en direz tant. ça sent pas le grand départ, ça...

Paraît que pour un premier bébé c'est normal.

A l'échographie tout va bien. Il reste plein d'eau dans la piscine. Poids estimé (+/-15% donc au moins 3,5kg) à 3, 950kg.

Joli gigot... C'est "légitime, vous êtes à terme" m'a dit le médecin.

Prise de tension quotidienne à partir d'aujourd'hui, prochaine visite à la clinique à 41+1 (jeudi) et de toutes manières leur limite c'est 41+5 soit lundi prochain.

Apparemment passé 41+3 les chances que l'accouchement se déclenche naturellement s'amenuisent...

Donc, ce qui me pend au nez (mais je m'y prépare depuis longtemps) c'est un déclenchement dans les jours qui viennent. Genre vendredi.

Nerveusement ça devient moins évident à gérer.

Après, je me dis que c'est l'affaire de quelques jours et enfin j'aurai ma crevette (ou plutôt ma gambas, devrai-je dire!) dans les bras.

Enfin.

21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 10:52

L'an dernier à la même date, si quelqu'un m'avait dit qu'aujourd'hui mon ventre serait rond comme un potiron et que je serais dans les starting blocks pour la maternité, jamais je ne l'aurais cru.

Je fêtais mes 37 ans, j'avais fait une fausse couche -la troisième- quelques jours plus tôt, consécutivement à un TEC, qui faisait suite à une fausse couche consécutivement à une FIV quelques mois plus tôt.

Nous avions décidé d'envoyer une demande au conseil général en vue du lancement d'une procédure d'adoption.

Nous nous apprétions aussi à faire des examens complémentaires afin de peut-être trouver une explication à ces échecs successifs.

Nous parlions mariage "utile" (nous sommes pacsés depuis des années et ne ressentions pas le besoin d'un autre engagement)...

Quand soudain 2012...

J'ai 38 ans aujourd'hui et ma vie, qui -miracle!- a déjà changé un soir en février (j'ai fait le test en février, ma vie a vraiment changé en janvier mais je ne le savais pas, j'étais bien trop occupée à préparer le terrain de notre 3ème FIV: traitement, soins des dents tout ça), s'apprête à prendre un tournant majeur dans les jours qui viennent.

Quel cadeau extraordinaire... de quoi m'obliger à remiser les idées noires des années d'avant au placard...

C'est une bonne leçon je trouve, une leçon qui dit que la vie a plus d'un tour dans son sac -et pas que de mauvais tours- et qu'on ne sait jamais ce qui peut arriver.

Je pense très fort à vous toutes qui attendez la prochaine étape - quelle qu'elle soit, très, très, très fort et je touche tout le bois qui m'entoure pour que vous avanciez enfin sur ce chemin semé d'embûches qu'est la PMA.

 

Edit: Bienvenue à Lucie qui est arrivée hier chez Cami!!!

 

 

20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 17:32

Alors oui j'ai passé la matinée à la clinique mais c'était à cause d'une tension à 16/9 qui est repassée à 14/8 après un moment...

Je me suis demandé s'ils allaient me garder et provoquer l'accouchement dans la foulée mais d'une part la "normalisation" de la tension ne le justifiait pas, ma protéinurie était négative et en plus c'est le WE (et qui dit déclenchement dit plus de chance de passer par la case césarienne et qui dit césarienne dit, c'est mieux en semaine quand les équipes sont au complet).

On avait embarqué la totale au cas où: les deux valises (oui, deux valises, une pour moi, une pour la pitchoune - la grande) et le sac (oui le sac avec les premières affaires - ça fait trop?).

Et franchement ça nous a fait bizarre.

On a senti qu'on y était presque.

Sinon monitoring bébé OK, elle est en pleine forme et aime toujours autant les ultrasons.

 

Et vous savez quoi, incroyable mais vrai, demain je vais probablement fêter mon anniversaire enceinte...

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